RDC : Ville morte du 03 juin, entre calculs politiques et réalités du peuple

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La journée “ville morte” annoncée pour ce 03 juin en République démocratique du Congo continue de susciter des réactions contrastées au sein de l’opinion publique.

À l’origine de cet appel, des acteurs de l’opposition regroupés au sein de la coalition dite « Article 64 », qui affirment vouloir barrer la route à tout projet de modification de la Constitution.

Si le débat sur la Constitution est légitime dans toute démocratie, la méthode choisie, elle, interroge profondément.

En effet, de nombreux Congolais peinent à comprendre pourquoi une telle mobilisation n’a jamais été initiée face aux véritables urgences qui affectent quotidiennement la population : l’insécurité persistante à l’Est du pays, la cherté de la vie, le chômage ou encore les conditions sociales précaires.

Pourquoi ces réalités n’ont-elles pas suscité la même énergie ?

Cette question revient avec insistance dans les discussions. Pour certains, cette «ville morte» apparaît davantage comme une réaction politique ciblée qu’un véritable combat pour l’intérêt général.

Pendant ce temps, ce sont encore les citoyens ordinaires qui risquent de subir les conséquences.

Une journée sans activité signifie une perte directe de revenus pour des milliers de Congolais qui vivent au jour le jour. Les petits commerçants, les transporteurs, les travailleurs informels piliers de l’économie réelle ne peuvent pas se permettre de rester chez eux.

À l’inverse, ceux qui appellent à cette mobilisation disposent, pour la plupart, des moyens nécessaires pour en supporter les effets.

Face à cette situation, un appel à la responsabilité collective s’impose.

Le développement de la RDC ne peut reposer sur des actions qui paralysent davantage une population déjà fragilisée. Les combats politiques doivent être menés avec cohérence, constance et en tenant compte des réalités du peuple.

Ainsi, il est essentiel que chaque citoyen fasse preuve de discernement.

Le 03 juin ne doit pas être une journée d’arrêt imposée, mais une journée de choix conscient : celui de continuer à travailler, à subvenir à ses besoins et à contribuer, à son niveau, à la marche du pays.

Car au-delà des mots d’ordre et des tensions politiques, c’est la survie et la dignité du peuple congolais qui doivent rester la priorité.

LE TONNERRE

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